Strindberg, August : 1 biographie
August Strindberg, biographie résumée.
Tiré de Maurice Gravier, https://republique deslettres.fr > stringberg
[Sur ce dossier et ces fiches, nous ne verrons pas de photo car il s'agit de'un pièce de théâtre].
August naît le 22 janvier 1849 à Stockholm ; son père est un bourgeois aisé mais sa mère est une ancienne fille d’auberge, puis gouvernante puis maîtresse et enfin femme de son père, d’où le titre de son récit autobiographique de 1886 : Le fils de la servante. Le jeune homme a un esprit compliqué et décrit par exagération une jeunesse sombre. Il s’essaye à quelques études universitaires, à quelques études de religion ou encore à l’art théâtral, sans grande suite ni succès. En revanche il écrit dès 1869 une tragédie en vers, La fin de l’Hellade [Grèce], qui est couronnée par l’académie suédoise. Cette même année il part à Uppsala où il écrit Le libre penseur, À Rome, Le banni, trois drames qui témoignent déjà de sa fragilité psychologique. Revenu à Stockholm il trouve une place de secrétaire à la Bibliothèque royale, ce qui lui permet de continuer à écrire. Il épouse en 1877 Siri von Essen qui était épouse de l’officier baron Wrangel et il raconte dans Plaidoyer d’un fou les épisodes étranges ou dramatiques qui ont précédé cette union. Laquelle union ne dure guère et l’on en retrouve les échos dans La femme de Sir Bengt dès 1882.
Il écrit alors Le peuple suédois, une série de récits historiques évoquant le passé, une œuvre appréciée mais il se met à dos la société suédoise en écrivant Le nouveau Royaume, un roman qui se moque de la société, du parlement et contient bien des allusions personnelles.
Une quasi-paranoïa se fait jour dès 1883 et il se déplace sans cesse – avec sa famille. L’atmosphère familiale devient difficile, son esprit est de plus en plus dérangé et instable, il professe un athéisme et surtout un antiféminisme marqués, il devient inquiet et irascible ; ses déménagements incessants auxquels s’ajoutent des problèmes financiers entraînent son divorce en 1891. Seul, il vit au Danemark puis à Berlin où Créanciers obtient un bon succès mais son caractère finit par le faire détester de tous ses amis et connaissances.
En 1893 il épouse Frida Uhl, de vingt-trois ans sa cadette mais ce n’est tout de suite qu’un couple en difficultés, financières et relationnelles. En 1894 il s’installe à Paris où Frida le rejoint pour le quitter définitivement deux mois plus tard. S’il a de nouveau quelques succès avec Créanciers, il écrit en français Inferno, un récit plus ou moins autobiographique où il relate les crises psychiatriques qui l’assaillent, son agitation, sa paranoïa, son désir suicidaire et de fuite. Il s’installe à Lund où il écrit abondamment alors que ses désordres psychiques s’atténuent, puis il retourne à Stockholm où il va rester jusqu’à sa mort.
Il épouse une jeune comédienne, Harriet Bosse en mai 1901 mais il estime rapidement qu’une femme est une limitation intolérable à sa liberté individuelle et il la quitte en 1902 après la naissance de leur fille.
Pour faire jouer les vingt-cinq drames qu’il a écrits, il ouvre à Stockholm un petit théâtre d’essai, le Théâtre intime, qui reste ouvert de 1907 à 1910. toutefois son manque de succès le rend de nouveau aigri et agressif, ce qui se traduit dans sa Lettre ouverte aux Membres du Théâtre Intime.
Il meurt d’un cancer le 14 mai 1912.





